J'ai recompté les saisons. Il me manque la saison de l'amour !
>< J'ai recompté les saisons. Il me manque la saison de l'amour ! ><
Sous les voûtes étoilées d’un ciel sans nuages,
S’écoulent lentement les éphémères pages
De ce grand livre appelé la Vie,
Où les souffles du temps sont un poème incompris.
Pourtant, j’ai recompté les saisons, une par une,
Des verdures printanières, aux cerises de juin,
Aux épanouissements de l’été en délire,
Où tout semblait sourire, même le plus subtil zéphyr.
J’ai frissonné sous les premières brises d’automne,
Quand les feuilles d’or, en une danse monotone,
Tapissaient le sol d’un doux linceul embrasé,
Où chaque pas donnait un croisson emmêlé.
Puis l’hiver, ce blanc manteau, ce silence glacé,
Où chaque souffle semble un cri voilé,
Les paysages immaculés, pourtant si apaisants,
M’ont murmuré des secrets à chaque instant présent.
Et au retour du printemps, la renaissance assidue,
Les fleurs déploient leurs pétales, leur parfum attendrissant et pur,
Mais au milieu de ce kaléidoscope de couleurs,
Il reste ce vide, ce doute, ce manque, cette erreur.
Pourtant, j’ai recompté les saisons, je vois bien les quatre,
Mais il me manque toujours la cinquième, l’intime chat,
La saison de l’amour, qui pourtant existerait,
Elle imbibe les âmes de son doux secret.
Oh, saison de l’amour, où t’es-tu donc cachée ?
Serait-ce dans le sourire d’un matin oublié ?
Dans l’étreinte d’une nuit sous un ciel étoilé,
Ou dans les promesses d’un amour partagé ?
Les jours se succèdent, les années passent sans retour,
Et ce vide persiste, ce for intérieur lourd,
Je cherche la saison qui réchauffe les cœurs,
L’amour éternel, celui qui apaise nos peurs.
Parfois je le sens, dans une étreinte fugace,
Un regard, une main que doucement l’on enlace,
Mais dès que je veux la retenir, cette saison,
Elle s’échappe, comme une douce illusion.
Est-ce que cette saison naît dans notre cœur ?
Est-ce qu’elle fleurit dans l’espace du bonheur ?
Peut-être qu’elle est là, subtilement dissimulée,
Dans les petits riens, les moments partagés.
Alors je compte encore, et je rêve en silence,
Que vienne cette saison, dans toute sa fulgurance,
Car l’amour vrai, celui qui comble les âmes,
Est la plus belle des saisons, loin des drames.
Sous les cieux sombre ou clairs, dans l’éclair ou le gris,
Je la chercherai encore, cette saison qui m’éblouit,
Un jour, je la trouverai, cette saison immatérielle,
Et alors plus rien ne manquera à cette vie si belle.
Auteur: Dominik Gibier 2024 . ®©
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